"Il" me décrivait le courage de mes compatriotes sur l’île italienne de Lampedusa.. ces migrants qui au péril de leur vie ont pris la mer vers une destination qu'ils espèraient meilleure.. pourtant ce n'est souvent pas le cas et ils ne semblent pas l'ignorer..!
Plusieurs familles tunisiennes ont ainsi perdu un enfant, un père, un frère, une soeur.. tous partis avec l'espoir de revenir un jour les sortir de la misère et leur assurer une vie digne.. mais à quel prix!?
Il y a ceux qui ont réussi pourtant et sont revenus exhiber leur "réussite" et inciter d'autres jeunes à prendre exemple sur eux!
"Il" me décrivait l'espoir qu'il voyait dans leurs yeux, car Lampedusa ce n'est qu'une étape de leur voyage périlleux..! ils ont certes échappé à la noyade mais leur périple n'est qu'à ses débuts!
"Il" prenait soin d'eux, leur servait à manger et les consolait, "lui" qui pourtant ne parlait même pas leur langue et dont les pieds n'ont jamais frôlé leur terre d'origine.. "lui" qui ne les jugeait pas et comprenait parfaitement leur démarche suicidaire .. "il" était là dans le cadre de sa mission humanitaire, "il" était là et leur survie sur l'île hôte en dépendait..!
En attendant, et de l'autre côté de la Mer Méditerranée qui a ensevelis les corps de milliers de jeunes et moins jeunes, chacun essaie de récupérer à sa manière le drame:
- Les familles qui ont poussé leur progéniture vers les portes de l'enfer en leur procurant l'argent nécessaire pour partir, conscients du danger couru mais qui viennent après jeter leur responsabilité sur les autorités et réclament "au moins" les dépouilles qu'ils voudraient enterrer dignement (!)
- Ces politiciens qui attribuent l’échec collectif (économique et social..) à leur rivaux au pouvoir sans proposer des solutions, des alternatives..
- Les "brushinguées" et les"gominés", les bobos des banlieues aisées qui, il y a un an, considéraient ces immigrants comme la honte de la société mais qui aujourd'hui par enchantement changent d'avis et font des marches silencieuses, jettent des gerbes de fleurs à la mer, allument des bougies pour que les âmes de leurs compatriotes de second ordre reposent en paix au fond des abysses...
- Les bâtisseurs de la Seconde République qui ne semblent pas à même de résoudre ce problème d'immigration clandestine et passent leur temps à se justifier, à accuser leurs opposants de tentatives de récupération politique (ce qui n'est pas faux dans la plupart des cas..) alors que le problème est plus profond et la solution à la base passe par la résolution du problème du chômage, l'amélioration des conditions de vie, la sensibilisation des jeunes aux risques courus inutilement, la lutte contre les réseaux d'immigration clandestine en prenant des mesures dissuasives.. ceci étant sur le plan national. Sur le plan international par contre il faut rappeler que la libre circulation des individus est un droit fondamental reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme..! Les pays hôtes doivent assumer également leur part de responsabilité et leur rôle ne doit pas se limiter à renforcer leurs frontières en offrant les moyens techniques de pointe nécessaires pour faire rebrousser chemin ces embarcations de fortune..!
"Il" prenait soin d'eux, leur servait à manger et les consolait, "lui" qui pourtant ne parlait même pas leur langue et dont les pieds n'ont jamais frôlé leur terre d'origine.. "lui" qui ne les jugeait pas et comprenait parfaitement leur démarche suicidaire .. "il" était là dans le cadre de sa mission humanitaire, "il" était là et leur survie sur l'île hôte en dépendait..!
En attendant, et de l'autre côté de la Mer Méditerranée qui a ensevelis les corps de milliers de jeunes et moins jeunes, chacun essaie de récupérer à sa manière le drame:
- Les familles qui ont poussé leur progéniture vers les portes de l'enfer en leur procurant l'argent nécessaire pour partir, conscients du danger couru mais qui viennent après jeter leur responsabilité sur les autorités et réclament "au moins" les dépouilles qu'ils voudraient enterrer dignement (!)
- Ces politiciens qui attribuent l’échec collectif (économique et social..) à leur rivaux au pouvoir sans proposer des solutions, des alternatives..
- Les "brushinguées" et les"gominés", les bobos des banlieues aisées qui, il y a un an, considéraient ces immigrants comme la honte de la société mais qui aujourd'hui par enchantement changent d'avis et font des marches silencieuses, jettent des gerbes de fleurs à la mer, allument des bougies pour que les âmes de leurs compatriotes de second ordre reposent en paix au fond des abysses...
B**** plz..

